Cuvillier Elise

Macabre jugement, 2020

Collage, détournement d’image 

Cette fresque exprime la thématique du jugement et de l’ironie du destin. Elle nous renvoie dans un univers où le fictif et le réel se croisent. Les humains sont représentés en noir et blanc et les dieux, c’est-à-dire les juges, sont en couleur, accentuant ainsi la fracture entre les deux mondes.  La fresque est composée de quatre scènes qui se lisent de bas en haut. 

Scène 1 : Elle fait figure de contexte dans cette fresque. 4 divinités scrutent la terre et évaluent ses habitants. 

Scène 2 : L’action principale se déroule dans cette scène. Elle est centrée autour d’un écran qui affiche le portrait d’une vieille dame en train de fumer. Les regards sont tournés vers elle. Intervient alors le jugement des divinités, leur dégoût et leurs moqueries. D’autres tiennent entre leurs mains des boîtiers holographiques où apparaissent des figures humaines. Une femme choquée en voyant la vieille dame fumer se présente en bas à gauche. Le jugement des dieux influence le jugement des hommes. Ce thème est développé tout au long de la fresque.

Scène 3 : Elle permet de situer les scènes et leur contexte. Nous sommes dans un centre de contrôle à l’aspect futuriste avec un énorme écran qui trône au milieu de la fresque. Une table de commande est dirigée par deux individus et un robot. L’écran nous montre une scène à la fois macabre et burlesque. Les jambes qui sortent du sol appartiennent à la vieille dame, écrasée tel un mégot. En effet, c’est la conséquence du jugement des dieux et des hommes sous leur emprise : jugée comme hors norme par les dieux, elle est évincée de la société des hommes.

Scène 4 : L’influence des dieux sur les hommes est retranscrite par la main qui sort des méandres et qui lance la pauvre femme s’écrasant au sol. Ironie, car la main tient elle-même une cigarette. La figure de l’ange vient compléter la fresque. Il se détache de la scène. En effet, il porte un avis différent sur la sentence imposée à la pauvre dame. Il représente l’empathie.


Les Hors Services, 2020-2021

Série photographique

Ces photos expriment le concept de procrastination. Les corps sont affalés, les yeux dans le vide, distraits, ils n’ont plus d’envie. Confronté à une tâche qui approche dangereusement de sa date finale, le stress noie les corps qui sombrent dans l’inertie la plus totale. Ils sont démunis face à cette situation. La photographe est son propre modèle, elle a activé un retardateur de 10 secondes pour se laisser le temps de se placer. Elle a cherché à mettre en scène son idée à travers son corps. Elle exprime avec ses photos des moments de vie, l’instant présent. Elle voulait qu’on ait la sensation de s’immiscer dans le quotidien de quelqu’un, d’être un intrus qui constate le désespoir, l’accablement. Le sujet erre dans différents milieux dans le but d’échapper à sa dure réalité. Les scènes se veulent pathétiques et absurdes. Cette série est en noir et blanc pour rendre les photos impactantes et sombres. Elles se veulent grotesques presque ridicules, mais aussi dramatiques, sombres, pitoyables.




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