


Cher on Chair, 2021
Série de photographies
Ce projet photo s’intitule « Cher on Chair ». L’artiste l’envisage comme une ode à la nature et à sa relative « jeunesse éternelle ». En effet, les végétaux se régénèrent tous les ans. Il a associé cela à l’actrice et chanteuse Cher. Qui mieux qu’elle peut incarner une sorte de culte à la jeunesse ? Elle s’est continuellement renouvelée : commençant sa carrière musicale en plein mouvement hippie, en passant du folk au disco ; puis du rock à la pop avant de surfer sur la vague dance. Elle connaît également une carrière au cinéma. Elle remporte un certain nombre de trophées dont le prix d’interprétation féminine à Cannes, plusieurs Golden Globes et l’Oscar de la meilleure actrice en 1988. Cependant, on peut souligner le contraste entre la nature et Cher. Si la nature se régénère par elle-même, Cher quant à elle se conserve grâce à la médecine esthétique. En effet, certains des clichés peuvent signifier la décrépitude. Il était essentiel de ne pas montrer une nature idéalisée. On observe les végétaux tels qu’ils sont. Notamment, dans la photographie 11 ou l’on voit les arbres d’automne sans feuille. Dans cette perspective, on comprend que cette nature sans fioriture contraste avec Cher. Sur la photographie 1, l’auteur a voulu mettre en perspective la chaise avec les troncs d’arbre. Cette chaise est volontairement moderne. Face à ce boisseau non dompté, cela nous rappelle que la nature est prédominante, nous ne pouvons pas entièrement contrôler cette dernière (Les photographies 7, 8, 10 : les pieds de la chaise sont cachés par le feuillage). Si la chaise est un objet du quotidien, elle semble insignifiante face à la verdure l’entourant. Cher apparait sur cette chaise en guise de prêtresse de la nature. Sur la photographie 9, il a positionné cette chaise sur un tronc qui fait office de socle. Ce dernier souhaitait montrer l’iconicité de ce personnage traversant les générations dans la pop culture. Pour la valorisation de cette icône, il s’est référé à Andy Warhol. Warhol a fait bon nombre de sérigraphies dont Diptyque Marilyn en 1962. Il souhaitait montrer le culte de la célébrité. Pour sa part, l’artiste souhaite avant tout montrer le culte du jeunisme. Ce diptyque est une sérigraphie à l'acrylique sur toile contenant 50 images de l'actrice et mannequin américaine Marilyn Monroe (toutes basées sur la même photographie publicitaire pour le film Niagara).
Lonesome Little Poor Boy, 2021
Performance, vidéo
L’artiste a souhaité rendre hommage à Andy Warhol avec cette performance d'art visuel. En effet, le titre est la contraction de deux films underground de ce dernier (Lonesome Cowboy, 1969 / Poor little Rich Girl, 1965). Dans cette même idée, le cadrage est volontairement mauvais (première petite séquence : la caméra bouge). Le spectateur ne sait pas vraiment à quoi s’attendre pour la suite. Il l’envisage aussi comme une ode à la nature. Il y a un moment dansé avec une longue branche. Ce dernier appelle surtout à danser la nature (dans une période comme la nôtre). Les mouvements sont déstructurés et répétitifs sans logique propre, afin d’apporter cette dimension étrange. De plus, la vidéo n’a aucune narration. Il y a un morceau de jazz mais entrecoupé. Ce morceau apporte un côté lynchien. Bien que ce côté ne soit pas explicite, il s’agit plutôt d’une atmosphère. On peut noter également la référence à des personnages comme Buster Keaton, mais aussi aux vieux films monstrueux de la Hammer.