Dumoulin Léa

Narcissisme ou Essence d’inspirations, 2020-2021

Collage

Le travail représente l’essence d’inspirations, car, ces célébrités sont une source d’inspiration pour certaines personnes, en incarnant un modèle. Léa a donc voulu créer un tableau qui par sa seule présence, suscite chez le spectateur une force intérieure. Elle a volontairement opté pour un grand format, pour que l’on puisse lier le format de son travail directement à l’ampleur et la popularité de l’image des stars. L’un de ses objectifs finaux pour ce projet était de le rendre universel de manière à ce qu’il touche un maximum de monde. En effet, son projet est donc composé de différentes stars qui proviennent de différents domaines et de toutes générations. Tout ce monde fictif intergénérationnel, celui de toutes stars confondues, est le sujet global de son tableau. Ainsi, pour donner un exemple concret, on peut retrouver dans le travail de Léa : Grace Kelly entourée de Johnny Depp, Kanye West et Kylian Mbappé. Dans un deuxième temps nous pouvons, face à ce tableau humain, avoir soudainement une révélation devant l’omniprésence de l’image de l’Autre. L’Autre n’étant que le reflet de soi, nous pose question sur notre narcissisme qui est exacerbé chez les célébrités et mis en lumière dans mon projet. La définition propre du narcissisme est l’admiration et la contemplation de soi-même. Dans ce tableau, le spectateur est face à cette réalité des stars et a donc ce regard sur lui-même. L’auteure a donc voulu travailler sur cette idée d’admiration et d’essence d’inspiration.

HS, 2020/2021

Série photographique

L’idée de ce projet lui est venue lorsque Léa est allée à la bibliothèque et qu’elle a vu ces chaises mises hors service à l’aide de rubans de signalisation. Elle a trouvé cette situation assez absurde, puisque la plupart des commerces de grandes surfaces restent ouverts et continuent d’accueillir la population. L'absurdité de la chose lui semblait tellement inimaginable, c'est donc à la façon d’Eugène Atget que Léa a choisi de prendre ces photographies, afin de marquer cette crise sanitaire par des photos comme servant de témoin. Ces chaises sont dans une bibliothèque, ce qui crée un contraste que l’auteure trouvait très intéressant, car la bibliothèque est un endroit ouvert, offrant une liberté et une vision sur le monde entier voire même des mondes imaginaires, un lieu qui propose une ouverture d’esprit, une ouverture vers le monde extérieur. Ainsi, trouver dans ce genre d’endroit, des chaises bannies, interdites qui symbolisent et concrétisent la limite instaurée rend le contraste plus grand et plus visible, créant un réel fossé. 




Retour aux projets