






Corps à corps,2020
Série de photographies
À travers le projet Corps à corps, l’artiste a voulu mettre en avant la différente acceptation des corps selon la société. Pour ce faire, elle a fait le choix de diriger une série photographique mettant en valeur le corps de la femme par le biais des diverses morphologies. Ainsi, souhaitant montrer la diversité et banaliser ce que l’on considère parfois comme étant des « défauts », à cause d’une censure qui prédomine et qui rend des sujets normaux, tabous. Cette série photographique permet à l'artiste de mettre en image sa vision du corps et la valeur de celui-ci. Une première partie est consacrée à la représentation de modèles à l’intérieur, dans une pièce. Symbolisant l’étouffement que nous impose la société. L’utilisation du noir et blanc prône une dualité, un conflit entre la volonté de se sentir bien dans son corps et le jugement de société (Ying et Yang). La photographie contenant un cadre de fenêtre permet d’imager la censure. Par ailleurs, l’artiste s'est également concentrée sur le côté bien-être en accentuant la clarté, dans l’idée du Ying et du Yang, dégageant un aspect de bien être, le fait de se sentir bien dans sa peau. Dans une seconde partie, elle fait un parallèle avec une morphologie considérée comme « standard » pour démontrer que celle-ci est vue comme une silhouette parfaite mais qu’elle peut également faire l'objet de critiques. Mettant alors en avant, sur cette silhouette, ce qui est considéré comme étant les détails les plus charnels. Les couleurs utilisées font partie de la gamme chromatique (couleurs primaires) mettant en évidence le jaune, que compose les photographies aux travers des lumières. Cette couleur de lumière a été choisie pour faire une allusion au soleil, nous positionnant dans un environnement joyeux, lumineux, de fête, etc. En quelque sorte, cette deuxième partie représente ce que la société aime davantage.


En venir aux mains, 2020
Série photographique
L’artiste considère les mains comme la partie la plus élégante du corps. Elles permettent de voir les séquelles d’une vie passée grâce à toute l’histoire qu’elles peuvent contenir. Elles sont la preuve du temps qui passe et marquent d’une manière particulière un souvenir, des années de travail, la vieillesse et bien d’autres choses. En renforçant les détails, l’artiste montre le vrai, l’indéniable, ce que l’on ne voit pas forcément et ce que l’on ne peut pas changer. Tout en mettant l’accent sur l’invisible pour donner du caractère à celles que l’on oublie trop souvent. Cette série photographique représente des mains, appartenant à une seule personne ou à plusieurs selon les photographies. Dans chacun des cas, elles suscitent la curiosité de l’histoire qu’elles peuvent véhiculer.
D’après l’artiste, l’avantage de la main est son impossibilité de mensonge, l’Homme ne peut mentir aux travers de celles-ci. Toute son histoire, son passé, sa puissance, ressort. Les mains attestent de la vérité pure.