Fruchaud Amandine

Only Music, 26 novembre 2020

Photographies

Voici une série de photographies nommée Only Music. Ces clichés représentent trois instruments de musique qui ont été mélangés, confondus entre eux ; il s’agit là d’un trombone et d’un piano. Cependant, quel est le troisième ? Un autre instrument de musique n’a pas pu être capturé, il s’agit de la voix. Sur un de ces instantanés, on peut apercevoir une partition dans le reflet du pavillon du trombone qui fait le lien entre tous ces instruments, et qui peut également représenter la voix. Ces trois instruments de musique sont ceux que l’artiste pratique depuis son plus jeune âge, ce sont ceux qui sont toujours présents et qui ne la quitteront jamais. L’effet noir et blanc de ces clichés a pour but de mieux se concentrer sur les reflets à l’intérieur du pavillon du trombone, qui se trouve être le reflet du piano lui-même, mais étant déformé. L’artiste, dans son travail, a essayé de faire en sorte que rien autour de ces instruments ne soit perçu, afin de se demander : où les photos ont-elles été prises ? A quel moment de la journée ? Quelle lumière a-t-elle été utilisée pour ces effets de contraste ? La créatrice a décidé d’en faire un sujet principal pour son projet, en raison de l’interruption momentanée de la culture artistique. Elle pense qu’un monde sans art est un monde triste et sans joie, – d’où ces effets sans couleur – juste un monde en noir et blanc. Des instruments de musique servent à l’art de la musique, mais pourquoi ne pas les utiliser pour en faire un art visuel ? Ils sont là pour être écoutés, mais aussi pour être regardés

Promeneur miniature, 2020

Série photographique

Voici un petit personnage, avec lequel nous avons joué lors de notre enfance. Dans ces photographies, ce personnage est représenté dans le monde réel, avec les mêmes faits et gestes qu’un simple civil lors de sa promenade en ville. L’artiste a choisi de le montrer devant les monuments connus de la ville de Rouen, où l’on aperçoit avant tout ces bâtiments magnifiques et ces rues pavées construites au XIXe siècle qui sont tant admirés, même par un Rouennais. Elle souhaitait représenter ce petit bonhomme Lego comme un symbole de nostalgie ; non seulement par l’enfance (le jouet), mais aussi par le sentiment qu’elle cherche à montrer à travers ce personnage, (malgré son expression inchangée de jouet) qui est la nostalgie de la ville. La créatrice a souhaité qu’il lui ressemble, qu’il reflète ses propres sentiments avant de quitter cette magnifique ville où elle a grandi. Cette série peut être vue comme la vie quotidienne d’un civil, comme lorsqu’il prend le métro et se rend dans un parc. Il regarde les enfants jouer avec cette nostalgie - la nostalgie de l’enfance, que certains préadolescents ou adolescents, ou encore certains adultes peuvent ressentir. On peut donc voir défiler dans cette série de vingt photos un être qui déambule dans la ville d’un air monotone et nostalgique, mais en même temps avec ce petit sourire de joie et de satisfaction.




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