

Corpus, 2021
Série photographique
Mattéo Houjdal s’interroge sur l’identité, et avec cette série de photo il veut exposer un nouveau point de vue. L’identité est aujourd’hui ce qui nous définit, mais elle nous définit par différents moyens, et le corps en est un. Le corps est considéré comme notre identité, mais est-ce vraiment ce qui nous représente ou est-ce juste alors un morceau de chair. Il a passé en revue un corps, qui peut être marqué par différentes histoires, qui appartient à une personne, mais ce corps se confond, les membres se confondent. Ce qu’il a voulu réaliser, c’est une abstraction du corps, dans le simple but de ne plus pouvoir identifier ce corps et donc de n’y attacher aucune identité. Cette mise en revue ne veut pas détacher complètement le corps et l’identité, mais pose simplement une question, celle de savoir si le corps et l’identité sont associés ou dissociés. Si tout le monde était défini par le simple fait qu’il a un corps humain, le jugement serait moindre, tandis qu’aujourd’hui on juge toutes les parties du corps, on se compare, on se moque, on applaudit le corps d’une personne, pour enfin la mettre dans ce qui paraît être une « case ». Mattéo souhaite donc remettre en question cette manière de voir le corps et donc d’y attacher une « identité catégorisé », et de pas y voir un simple moyen d’identifier la nature « humaine » d’une personne, montrant donc que le corps est notre prison moderne.