Huit chaises en une, 2020
Série photographique
Coline a huit types de chaises différents chez elle (modèle, matériau et/ou couleur différent-e-s), et a décidé de déconstruire les huit chaises à sa disposition pour n’en former qu’une. Une sorte de découpage puis restructuration de la chaise. Cela permet de mettre en évidence les caractéristiques de cet objet, ce qui fait qu’une chaise en est une, et qu’elle est semblable à une autre. Notamment par sa physionomie : un dossier, un siège, et quatre pieds. Le mot « chaise » n’évoquera jamais exactement le même objet chez tout le monde, mais tous auront des traits communs. Cela peut rappeler l’œuvre conceptuelle « One and three chairs » de Joseph KOSUTH, dont l’objectif était de se rapprocher le plus possible de la définition exacte de la chaise en liant la langue, l’image et le référent. Certains détails des huit chaises ont donc été capturés, quelques-unes ont été photographiées deux fois. Les photos ci-après ne sont donc pas des rognements d’une photo de chaise entière. Les « morceaux » ne sont pas forcément orientés de manière cohérente les uns par rapport aux autres, ni dans les mêmes proportions. La difficulté était de conserver une continuité entre les photos, dans le but que leur agencement fasse tout de suite penser à la représentation d’une seule chaise. L’objectif est de ne pas seulement percevoir des extraits de chaises, mais une chaise complète, un tout.
Inspire, 2020-2021
Vidéo 1’21
Le film présente une installation illustrant la source d’inspiration qu’est la nature pour l’écriture. Symbolisée par l’encre, cette dernière s’écoule directement d’écorces d’arbres. Le liquide noir sillonne les rainures du bois, marquant ainsi ses formes caractéristiques. Arrivées au bas des morceaux d'écorce, les gouttes perlent et tombent sur une feuille de papier qui semble simple et uniforme. Or, le flux décrit petit à petit des lettres sur le papier, et un mot apparaît : INSPIRE. Les lettres ont été inscrites à la cire solide de bougie, afin de rendre le milieu hydrophobe et hostile à l’encre. INSPIRE apparaît donc en blanc, alors que le fond se tâche de noir. Le mot lui-même découle des écorces, symbolisant la nature, et est formé grâce à l’encre. Il incarne tout à fait le message de l’œuvre. Il évoque de surcroît la respiration, et rappelle l’air pur provenant des végétaux.