Une Vision de la Mort, 2020-2021
Zootrope, dessin sur carton et papier
Le zootrope est un objet au mouvement cyclique, et présente donc ici la Mort faisant un mouvement perpétuel. La mort est une chose à laquelle Amélie pense souvent. Le mouvement perpétuel symbolise cela : le fait que ce concept de mort ne parte presque jamais de son esprit. De plus, ce mouvement symbolise le temps qui passe : en effet, à force d’avoir ce concept en tête, Amélie est consciente que cela gâche ce « temps précieux » consacré à vivre et à tenter de trouver un but.
Ce zootrope est une matérialisation de ce concept qui ne quitte presque jamais son esprit.
Mais alors, pourquoi avoir choisi un zootrope ? Il existe pourtant bien d’autres objets au mouvement cyclique. La pertinence du choix de cet objet réside dans le fait que c’est un jouet d’optique. Pour utiliser correctement un zootrope, on regarde par une petite fente. Quand on arrête le zootrope, on ne voit plus bien le mouvement, qui symbolise dans ce zootrope l’angoisse du temps qui passe. Ainsi, quand on regarde par la fente, on voit cette chose terrifiante (la mort), mais quand on l’arrête, on ne la voit plus. Donc ici, la fente est le symbole de ce concept terrifiant. Il suffirait de ne pas regarder par la fente pour ne pas se focaliser sur cette idée angoissante de la mort et du temps qui passe.
Or, croire qu’il suffit de ne pas penser à quelque chose de négatif pour que tout aille mieux est bien plus facile à dire qu’à faire. Et, quand on se penche un peu plus sur le dessin, la Faucheuse se balade sur sa faux et semble tranquille. Cela est fait exprès pour créer un paradoxe – qu’Amélie trouvait amusant de représenter – entre son attitude paisible, et l’immense crainte et incompréhension qu’elle représente pour Amélie.
De l’Absurdité de l’Effort Entre Quatre Murs - Adaptation de l’œuvre de Francis Alÿs : Paradox of Praxis, 2020
Photographie (clichés compilés dans une vidéo pour Artsteps)
Pour ce travail, Amélie s’est d’abord inspirée du projet photographique de Francis Alÿs, Paradox of Praxis. Ce projet a un caractère très absurde. Elle s’est également inspirée de la situation du confinement due au COVID-19. Les images retracent dans l’ordre chronologique un jour où elle se lève pour assister au cours, alors que c’est un dimanche férié. Ainsi, ce projet illustre l’absurdité de certaines habitudes que nous sommes susceptibles de garder lors du confinement. Amélie va d’un point A à un point B, pour rien. Les images sont photographiées à hauteur d’yeux, pour avoir une vue subjective. Elles sont carrées, pour représenter l’enfermement. Le nombre d’images présentes dans l’exposition Artsteps sont au nombre de 169, carré de 13. Le projet de base contient 204 images sous-titrées, les sous-titres illustrent la pensée d’Amélie au moment où les images ont été prises. Ils sont absents dans la vidéo présente sur le site de l’exposition, afin de laisser au spectateur toute liberté d’interprétation.
Panorama des Arts Illustré par une Voyageuse, 2021
Montage photo
Pour ce projet, Amélie s’est inspirée du tableau romantique de Friedrich Le Voyageur Au-dessus de la Mer de Nuages (1818). Elle a détouré le voyageur, et a remplacé le paysage brumeux par les arts. Ainsi, elle a créé 11 images : une pour chacun des dix arts, ainsi qu’un onzième. La photographie ? reste à l’écran à la fin de la compilation vidéo, comme pour inciter le spectateur à imaginer ce onzième art. Le choix de faire un panorama des arts semblait assez évident : premièrement, car c’est un travail pour un cours d’arts, mais également car pour Amélie, les arts sont des éléments-clés dans la vie pour se dire que cette dernière vaut peut-être la peine d’être vécue au final. Les dix premiers arts sont les suivants : l’architecture, la sculpture, les arts visuels, la musique, la littérature, les arts de la scène, le cinéma, les arts médiatiques, la bande dessinée et les manga et les comics, les jeux vidéo et le multimédia. Chaque image est donc un art en rapport avec le vécu d’Amélie, et ensemble, elles forment un panorama. Le mot « voyageuse » du titre est bien évidemment une référence au tableau de Friedrich.