Meskinia Lino

Forêt enflammée, octobre 2020 et mars 2021

Peinture et feutre acrylique sur papier canson

Pour ce projet, l’étudiant a réalisé plusieurs œuvres représentant des animaux prisonniers d’une forêt en feu. L’idée est née d’une sortie en forêt que l’auteur faisait, enfant, avec son père. En effet, ce jour-là, ils avaient été témoins d’un départ de flamme dans la forêt. La raison de ce feu était inexpliquée, peut-être un barbecue qui a dégénéré ou un mégot de cigarette jeté négligemment dans un sous-bois mais personne ne doutait de l’origine humaine de l’incendie. Une large étendue de fumée se propageait à l’horizon. Le ciel était noir et il entendait au loin le crépitement du bois en flammes entremêlé de cris d’animaux. Cette expérience a sensibilisé l’artiste, sur le sort des animaux et sur la destruction de leur milieu de vie. Le peintre avait imaginé à cette époque, encore tout jeune enfant, les animaux en panique prenant la fuite et pris au piège par la fumée et les flammes. Sa première réalisation met en scène un cerf, animal emblème de la faune forestière, pris au piège dans les flammes. Après sa première réalisation, il a imaginé une suite de tableaux avec d’autres représentants de la forêt ; un renard, un sanglier et un écureuil, toujours dans un style enfantin pour retranscrire les images qui lui étaient venues en tête dans son enfance. Une même technique a été adoptée pour l’ensemble des tableaux, à savoir de la peinture acrylique et Posca sur papier canson.

Chair Chair, 2020-2021

Photographie et montage

Pour ce deuxième projet de photo « Chair/Chair » l’idée de Lino est de démontrer que l’on peut avoir des sentiments pour un objet. Dans sa série de 12 photos, il est question d’une vieille chaise qui appartenait à ses arrière-grands-parents. C’est une chaise qui appartient au passé et qui a une histoire. Cette vieille chaise se retrouve seule dans le froid au milieu des champs. L’homme qui arrive, lui, veut donner de sa chaleur jusqu’à lui donner sa chair pour lui montrer l’affection qu’il a pour elle. Il se dévêt pour l’habiller car il pense qu’elle a froid. L’habit symbolise la peau naturelle de l’animal qui protège l’homme. À la fin de cette série, l’homme est presque nu mais la chaise est vêtue de cuir. Pour faire ressortir cette peau sur cette chaise, Lino a joué sur les couleurs : noir et blanc pour le fond, et l’homme est en cuir rouge pour habiller la chaise de couleur chair. Pour ce travail, il a utilisé une grande chute de cuir rouge, un manteau en cuir rouge appartenant à ma mère et des gants en cuir rouge. Et bien-sûr la fameuse chaise en bois appartenant à mes arrière-grands-parents, qui est un objet que l’on affectionne beaucoup dans ma famille. Pour les photos, il a utilisé un Nikon D7000, et Photoshop pour les retouches.



Retour aux projets