Piat Judith

« L’ironie du sort de l’humanité », 2021

Collage de cartons 

Cette œuvre d’art monochrome, fabriquée à partir de morceaux de cartons, traite de l’Homme. L’artiste fut fortement inspirée de l’œuvre de Marcel Duchamp, Nu descendant un escalier dans la forme mais aussi dans le fond. Comme ce dernier désacralisant l’art, il a voulu désacraliser l’Homme. En effet, cette œuvre est faite uniquement à base de carton, un matériau éphémère qui nous rappelle notre situation : nous ne sommes pas invincibles, nous sommes beaucoup plus vulnérables que nous le pensons. L’escalier est la métaphore de la mort qui nous suit depuis notre naissance et les personnages en instabilité sur celui-ci accentuent l’idée de vulnérabilité. Cette œuvre est 100% recyclée, faite avec des morceaux de carton réutilisés. Mais par-dessus tout, elle est une œuvre 100% biodégradable en carton et la peinture a été remplacée par du café. Donc elle représente également mon engagement pour la protection de l'environnement. Pour finir l’œuvre met en lumière la destruction de l'Humanité et de la planète Terre ; l’Homme court à sa perte en agissant de la sorte, en pensant être plus fort que les lois de la nature, à trop exploiter les ressources il accélère le processus de SA fin, ce qui est très ironique pour sa courte durée de vie sur terre. Donc elle nous rappelle que nous sommes des êtres vivants parmi d’autres et que nous devons nous réveiller et réparer nos torts.

Chaise, chaise, maudite chaise !, 2020

Série de  photographie 

 Dans cette série de photographies illustrant la thématique « chair chair », l’artiste a  décidé de traduire l’inconfortable situation qui est l’attente. Par ailleurs, l’œuvre illustre très bien notre situation en ce moment qui a sans doute était une source d’inspiration. En outre de ce sentiment de déjà vécu et revécu, il est aussi inspiré des clichés de Bruno MUNARI, « seeking comfort in an uncomfortable armchair ». Ainsi, l’artiste s’est mis en scène sur une chaise qui paraît confortable et qui est dans l’attente de quelque chose. Cette série de photographies est donc une réécriture, une réinterprétation de celle de MUNARI s’intitulant : « Chaise, chaise, maudite chaise ».


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