Pinault Gabriel

Remastered Edition, 2020

Photomontage, collage

Quand un album ou une mixtape d’un artiste sort, le seul élément visuel que l’on a pour accompagner l’écoute c’est bien sur sa cover, avant la sortie éventuelle d’un clip. Elle est censée transmettre en quelques sortes l’idée et les thèmes généraux de l’album, en définitive ses inspirations. Elle permet également d’un point de vue commercial à simplement promouvoir le disque. C’est pour ces raisons que l’artiste les trouve très importantes, si une cover est bien réalisée elle transmet quelque chose avant même que l’on ait écouté la musique, l’ambiance, le thème des ou de la musique du projet. C’est en effectuant des recherches sur les photographes et graphistes ayant travaillé sur des cover qu’il apprécie, que l’artiste a trouvé le travail d’une jeune artiste sur Instagram. En s’inspirant de son travail, il s’est lancé le défi de le reproduire en quelque sorte mais manuellement dans un premier temps, c’est-à-dire sans utiliser de logiciels de montage photo. Il a choisi des cover d’artistes rap car sans doute le genre avec lequel il est le plus familier et qu’il apprécie le plus. Le premier de cette série de photomontage a pour base la cover de l’album « IGOR » de Tyler the Creator car le visage de l’artiste est présenté découpé grossièrement et collé sur un fond, ce qui correspond exactement à la technique que l’artiste voulait utiliser. Sur ce visage il a ajouté la moitié du visage d’un autre artiste qui est 2 Chainz sur la cover de son album « Collegrove » et la bouche d’un autre artiste, Maxo Kream. Ces deux éléments étaient importants pour lui car il explique la présence de tatouages et de grillz car c’est quelque chose de récurrent chez les artistes rap et souvent visibles sur les cover de leurs projets. De même pour le logo « parental advisory » qu’il tenait à mettre en évidence car il a une histoire et se doit d’être toujours présent sur les cover d’album rap. Pour les deux autres cover il a voulu essayer d’utiliser des logiciels de montage photo car ils offrent plus de possibilités et permettent un travail plus précis. Ayant déjà réalisé manuellement un collage avec des éléments tirés de cover d’artistes américains, il a préféré cette fois des artistes français et anglais pour son travail, car la France et le Royaume-Uni sont également des hauts lieux de la scène rap.

D’un point A à un point B, 2020

Série photographique

« D’un point A à un point B ». Ici le photographe a décidé de revenir à la signification première, celle qui nous vient immédiatement à l’esprit lorsque l’on entend cette formule. L’idée du trajet quotidien que nous avons presque tous à parcourir pour nous rendre sur notre lieu de travail ou autre. Il est à la fois similaire et très différent dans ses particularités pour chaque personne. Il a donc choisi comme lieu pour prendre ses photos celui qui lui semblait être un des plus communs pour les habitants d’une grande ville telle que Lille, à savoir le métro, car lui aussi a ses particularités. Le photographe avait comme inspiration le travail d’un de ses collègues londonien. Il s’agit de Mike Goldwater, lui qui était d’ailleurs un habitué du métro londonien, il avait décidé d’en capter la vie quotidienne dans les années 1970 en une série de cliché en noir et blanc montrant les habitudes et gestes de chacun. Habitudes propres à chaque personne mais que l’on retrouve pourtant dans tous les métros des grandes métropoles. Ici l’artiste a voulu donner une impression de profondeur et de linéarité dans ses photos en utilisant la perspective. Pour cela il a dû attendre des moments propices de la journée où les stations se vident afin d’avoir un minimum de personnes sur ses clichés afin de ne pas supprimer l’effet désiré. Les photos de Mike Goldwater sont en noir et blanc. Dans sa démarche notre photographe a voulu conserver la couleur car il a voulu montrer ces lieux tel que l’on peut les voir sans y ajouter d’artifice.



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